Petit matin campagne. 
Le géant de papier n'était pas un chataignier, ni un chêne. 
Non : c'était un poirier.

autrice | photographe | peintre TERRIENNE

dessins croqués
photo glanées

photo & dessin. Les 2. 1 point c’est tout

Je n’ai jamais su choisir entre la photo et la peinture. Les deux medias s’alimentent, se répondent.
Selon le temps, qu’il fait et qu’il passe. Selon l’humeur. Matin brillant ou matin gris chagrin. Selon les besoins. Un livre ne se pense pas pareil qu’une exposition. Et puis, les mots. Si les mots sont restés longtemps confinés dans mes mes carnets, ils sont aujourd’hui souvent livrés, ici même, offerts à la lecture au partage.
Car faire des livres, c’est bien, mais être lue, c’est mieux. Oui, dans la mesure où j’écris pour œuvrer à changer le monde. A mon échelle, certes, mais c’est là mon moteur.

photo terrienne

Une photographie de terrain, sans artifice.
Des paysages et des fleurettes. Et puis, l’humain.e, revenue habiter mes images il y a 5 ans.
Raconter, montrer, le beau, le moins joli. Dire le monde, l’époque. Donner à rêver ou inviter à agir.
Mon regard ? Affuté par 30 ans de pratique, celui d’une femme qui a cultivé la Terre et aime la lumière, comme elle est.

Malgré moi (presque), la nature reste le sujet phare de mon travail. On ne se refait pas !
Arbres et (h)êtres, paysages iodés et boisés : j’aime à peindre des paysages inspirés par ma région.
A ma façon. A l’aquarelle, paraît-il de façon “japonisante” ou en grands formats bruts, avec des noirs et des blancs qui disent tous les gris de la vie.

peinture nature

le sel des mots

écrire la vie. Entre rudesse et tendresse.

J’ai le goût des mots. A quoi ça tient ? A regarder Devos môme qui passait sur le petit écran noir et blanc ? A relire les courriers de ma mère, qui se débattait avec les huissiers ? J’en souris (aujourd’hui) mais oui, ma mère me fascinait par sa niaque.

Ado, jeune adulte, j’ai écrit dans des carnets une vie souvent fade. Et puis, j’ai décidé d’arrêter d’être pénible à lire même pour moi. J’ai mis des poins à chauqe fin de courte phrase
Tant pis pour le prof qui me mettait “trop concis” dans la marge (je n’aime pas pisser des lignes, jusqute parce qu’il le faudrait)
J’ai écrit pour moi, longtemps, j’ai affuté les mots à écouter d’autres les dire (j’aime Saez (lepoète), Grand corps malade, j’aime le rap et les textes tristes, la tendresse de Bourvil)
Et puis j’ai osé partager ces mots.

Ces mots qui racontent ce que la photo ne dit pas. (Pensée à ce photographe parisien qui se moquait de cette propension*.)
Raconter l’histoire de ce paysage, de ces hêtres tombés au champ même pas d’honneur.
Dire les engagements de cette Paysâme, jamais vus, jamais sus par ce que tus.

J’écris, oui, j’exulte.
Les mots coulent souvent.
Sans fard. Rudes. Doux.
Comme la vie.

Sérieux aussi.
Quand il faut expliquer chiffrer pour être audible.

  • Fêter les nouveaux départs

    Dé-vernissage de l’atelier collectif de Concarneau.

  • Description goes here
  • Remise du prix de Poésie Blaise Cendras en 202 pour le texte Mes Mains

1 | de l’<3 des fleurs à l’environnement

Formation scientifique universitaire | an 2000
Maîtrise Es Sciences de l’environnement.
(j’aime bien le Es : ca fait sérieux.)

→ Début de carrière dans l’associatif par choix.
Secteur para-agricole & environnement.
Missions dans le développement durable : agriculture, habitat. Un peu de comm’, des enquêtes, la politique de l’eau, la rc bio, … certification participative

→ Engagements divers (asso environnementalistes). Rédaction d’articles pour la feuille de chou de notre asso Callune.

2 | La vie des champs

Au fournil, ce lieu de travail mais aussi de moments partagés avec mes 2 chers enfants, que j'ai pu élever. C'était une volonté. AInsi soit-il.  

Paysanne-boulangère & maraichère 10 ans

Ferme certifiée bio (en réaction à mon milieu d’origine possiblement ahaha).
Installation Hors cadre familial.
Secteur centre Morbihan
(en zone intensivement cultivée).
Vente directe & circuits courts (amap, magasins)
Du blé au pain
Semis | Mouture | Cuisson four à bois.
Panification au levain naturel.

→ Début de ma pratique assidue des arts visuels : photographie (merci le numérique qui démocratise l’accès à l’apn) + peinture (début à l’aquarelle)
→ Dès 2008 : 1e projets de livres.

parcours en court

3 | La cigale (très) terrienne


Artiste pro (ouah !) depuis 2016

Début de mes ateliers photo & nature
Multiplication des expositions photo | peinture
2016 : édition de mes premiers livres nature
Bulles de Vie
1e financements participatifs

→ Paysâmes : 2020-2021 : LE livre tournant
Animation des causeries/Expo
(+ 120 dates autour de Paysâmes)
→ Montage du collectif Artenzor
→ Organisation d’événements autour de la nature
→ Collaborations presse ponctuellement : Armen, eco-bretons, presses spécialisées Image&Nature

2022 et 2024 : 1e prix de poésie Blaise Cendrars
(je mentionne car ça “valide” mon autodicatcie ^^)

du goût de la nature
à mes engagements d’adulte



Mes 3 sujets de travail :

le genre & la place des femmes
la nature & l’écologie
les violences infantiles & invisibles

pas mal d’info depuis le menu. Je sais qu’il y en a pas mal mais que voulez-vous : l’envie d’agir domine toujours et vous en verrez un entraperçu.

→ Si vous avez des suggestions ou envie de collaborer, que sais-je, je reste à votre disposition. Par ici. Merci :-).

Et cultivons le bonheur (je sais, ça fait déjà vu) mais je crois quand même que c’est le meilleur service à se rendre, à soi, aux Autres, et à la Planète. A chao. Kenavo !

Du "excusez excusez" partout à prendre sa place | Des choses tues qui tuent à dire simplement la vie. 

La femme que je suis devenue.

À la lecture de mon 1er site web d'artiste (j’étais paysanne officiellement), mon beau-frère m’a lancé :
— Pourquoi tu t’excuses partout ?

17 ans plus tard, cette foutue maladie du « excusez, excusez » est revenue. Tenace. Mais je me soigne ! (Ma naturo m’a prescrit une bonne dose de plantes pour me raffermir ; je ne sais pas si on parlait de la même chose mais bon.)

Bref. Ceux qui ont visité mes sites d’avant se demanderont peut-être ce qu’il s’est passé. Mais où est la couleur de mes images jolies ? Où sont mes fleurettes ? Mes macrophotographies (ici) ?
Mais globalement, c’est noir et blanc.
Ça dit les gris de la vie.

de la poésie terrienne

Oui : Je revendique toujours la poésie pour accrocher des étoiles dans les yeux des enfants. C’est important. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la démarche n’est pas naïve : elle est réfléchie.

Il y a 15-20 ans, une copine d’atelier parents a lâché ces mots :
— Qu’on arrête de faire de nos enfants des « cibles » !
[cibles de messages de promo, enfant-roi, … et de messages “citoyens” : c’est aux enfants d’éduquer leurs parents récalcitrants au tri.]
Sa conclusion (devenue mienne) : l’adulte doit se responsabiliser.

C’est un peu la teneur de mes bouquins : Paysâmes et de tous mes projets. Donner à penser. Faire de la résistance pensive* dans un monde d’influenzia (où montrer son chat miaulant vaut + de likes qu’un sujet de fond trop long).

1 idée fixe et des grands gros projets de fond

Gamine éloignée de la culture, j’ai tôt dessiné mais fait des sciences (plus “porteur”, tu sais bien !). Je ne regrette pas : j’aime les Sciences. J’ai donc logiquement suivi des études en écologie par goût pour la nature.
Parce que le travail de bureau (je débute enfermée en ville) manquait de concret, je choisis la Terre - je deviens paysanne, par envie, militantisme – et pour élever mes enfants, aussi.

Savais-je où je mettais les pieds ? Avec une enfance passée à la ferme, un peu. Mais pas tout à fait. « Entre la théorie et la pratique, il y a la vie » disait feu le mari de ma mère.

Même si j’ai adoré boulanger, nourrir les Autres du meilleur, eh bien, comme le scorpion pique la grenouille* qui la transporte, mon goût pour les arts n’a fait que grandir, grossir.

Photo, peinture, écriture : mon triangle d’or.

D’amatrice, je suis devenue artiste pro. Façon de dire car officiellement, je dépends de la chambre des métiers (allez comprendre !). Bref, j’ai peaufiné mes arts en œuvrant, labeurant souvent.

Après 10 ans à errer dans les labyrinthes de la création voilà : je crois être arrivée là où je devais être. Dans l’art conjugué avec citoyenneté. (Ouh, quel grand mot !).

“On” m'a trop reproché d’être en colère, souvent. Alors, évidemment, j’ai culpabilisé (pas bien d’être en colère !!). Oui, mais non. Ce sont les injustices qui m'énervent. Et l est des colères justes.

J’ai repensé au « Indignez-vous » de Hessel. Il faut savoir s’indigner, non ? Et agir. Moi, les manifs ? Pas mon kiff. Moi, ce sont les livres. Et là, oui, je crois être à ma place : autrice. Autrice et heureuse. Et fière. Fière de mes livres comme de mes pains, avant.

J’ai pris plein de murs ces dernières années. Des ratés, des décollages pffout (bruit de la chute) ! Le contexte la crise (…).
J’ai fini par vaciller. Douter. Mais d’autres – vous, toi, notamment lors de nos précieuses causeries – avez aussi su me redonner le courage et me faire prendre conscience de la valeur de mon travail – et de la mienne.
Alors, on y croit. Et on persiste.

Parce que celui qui a peur est un peureux.
Parce qu’il vaut mieux dessiner le monde que l’on veut.
Et le mien, il est quand même plein d’amour à semer.

Johanne

*fable que je mets de suite dans le blog. Depuis le temps que je veux partager mes fables préférées ;-)