Petit matin campagne.
Le géant de papier n'était pas un chataignier, ni un chêne.
Non : c'était un poirier.artiste & autrice terrienne
Un regard, plusieurs matières.
Photographe, Peintre terrienne & Créatrice d'abat-jours.
Mon travail est tout tourné vers la nature et l’humain.e.
Ex-paysanne bio, formée à l’écologie, j'ai gardé de mes racines cet engagement indéfectible pour la nature et l’environnement.
Aujourd'hui, je revendique une création terrienne : une photo qui ne triche pas, une peinture inspirée par la nature, une écriture poétique (rudement poétique parfois), engagée le cas échéant.
Ma démarche est double - car ma voix l’est aussi.
A l’enfant
À l'enfant, je parle avec cette douceur qui s'impose. C'est la douceur que j'aurais aimé recevoir, celle qui protège l'imaginaire tout en transmettant l'essentiel.
À travers mes illustrations et mes textes, l’idée est de semer un message universel : le respect de l'Autre et le respect de Soi.
C'est mon socle, ma manière de cultiver les adultes de demain.
A l’adulte
À l'adulte, je parle avec la franchise de la lionne (J’aime bien cette image, plus conforme à qui je suis que celle de l’artiste qui ne serait que “perchée”).
Je dis les choses, oules peins, avec l'exigence du dire ‘vrai’. J’ai - comme tant d’autres enfants - beaucoup trop “souffert” : de ce qui doit être tu… et tue.
la femme ? artiste & autrice
Je n’ai jamais su choisir entre la photo et la peinture. Les deux medias s’alimentent, se répondent.
Selon le temps, qu’il fait et qu’il passe. Selon l’humeur. Matin brillant ou matin gris chagrin. Selon les besoins. Un livre ne se pense pas pareil qu’une exposition. Et puis, les mots. Si les mots sont restés longtemps confinés dans mes mes carnets, ils sont aujourd’hui souvent livrés, ici même, offerts à la lecture au partage.
Car faire des livres, c’est bien, mais être lue, c’est mieux. Oui, dans la mesure où j’écris pour œuvrer à changer le monde. A mon échelle, certes, mais c’est là mon moteur.
photo terrienne
Une photographie de terrain, sans artifice.
Des paysages et des fleurettes. Et puis, l’humain.e, revenue habiter mes images il y a 5 ans.
Raconter, montrer, le beau, le moins joli. Dire le monde, l’époque. Donner à rêver ou inviter à agir.
Mon regard ? Affuté par 30 ans de pratique, celui d’une femme qui a cultivé la Terre et aime la lumière, comme elle est.
mes mots
Malgré moi (presque), la nature reste le sujet phare de mon travail. On ne se refait pas !
Arbres et (h)êtres, paysages iodés et boisés : j’aime à peindre des paysages inspirés par ma région.
A ma façon. A l’aquarelle, paraît-il de façon “japonisante” ou en grands formats bruts, avec des noirs et des blancs qui disent tous les gris de la vie.
mes abat-jours
J’ai gardé de mon métier de terrienne le goût d’un produit “simple”. Fini. Quelque chose qui se voit, se sent. Important, pour moi, dans ce monde plein d’écrans - que j’aime d’ailleurs arpenté. Fille de couturière (se refait-on ?), j’ai toujours aimé les tissus.
En mêlant cet héritage à mon goût pour l’univers de la maison, la création d’abat-jours est devenue une évidence.
C'est ma façon de faire entrer l’art et la matière dans le quotidien, par un objet utile, qui porte une histoire.
J’ai le goût des mots. A quoi ça tient ? A regarder Devos môme qui passait sur le petit écran noir et blanc ? A relire les courriers de ma mère ? Peu importe.
J’ai écrit dans mes carnets, avant d’oser partager. Raconter ce que la photo ne dit pas. Raconter l’histoire de ce paysage, ou dire les engagements de cette Paysâme. J’écris comme je respire.

