Enora, éleveuse de cochons et super technicienne. 
"Moi qui voulais faire du plein air, je n'ai pas eu le choix que de rentrer mes bêtes.'

‘Mes animaux étaient paralysés. Personne savait… J’ai fini par trouver.”

paysâmes

regard d’une femme (ex-paysanne) sur les femmes de la terre

Un coup de poing sur la table qui tient de la déclaration d'amour et de l'objet d'art.

Hélène Piot

Johanne écrit vrai, sans fard, sans ronds de jambe. Et, avec Paysâmes, elle lève le voile sur un univers qui nous concerne tous. […]. Oublier est d’une simplicité enfantine. […] En lisant ces pages, je suis tombée en amour pour ces Paysâmes auxquelles Johanne offre un écrin de papier d’une féroce beauté, au contenu riche et nécessaire, à mettre entre toutes les mains. »

 Marlène Tissot
écrivaine poétesse romancière – extrait préface

11 femmes 10 portraits

Ici, pas d'encensement. Juste des femmes belles par leurs engagements.

Il y a Gene, qui fait dans l’oeuf et dans la poule. Ou dans la poule et dans l’oeuf.

Il y a Enora, qui élève un gros poilu breton (non, breton et poilu, ça rime pas forcément). 

Et puis, il y a Fabienne, qui court, qui court, de son gîte à son huile à son Rémi Geotrouvetou.

Il y a Cécile, qui est encore plus craquante que ses gariguettes, qui plante et récolte 10 heures par jour.
Il y aussi Stéphanie, qui pâtonne et façonne pour faire croquer les papilles de ses compagnons.

Il y Aziliz, la fille des landes qui par fidélité « pour ses amies les chèvres » a décidé de revenir à la Terre – pourtant maltraitante parfois, la Terre.

Lauriane et Audrey, elles, font dans le système tout herbe – parce qu’une vache, c’est génial pour transformer l’herbe en bon lait. Bah oui.

Martine, elle, est une de ces éternelles militantes, un temps « pessimiste ».
L’ex-paysanne se fait porte-parole de l’agriculture chez les “écolos”.

Et puis, il y a Christiane. La femme élève des mastodontes. Et les remercie pour leur sacrifice.

Et puis, là-bas du côté Nord Bretagne, il y a Françoise. Françoise qui achève, aux côtés de son compagnon de vie, de route, de scène, sa carrière de paysanne. Et qui transmet à sa fille, avec confiance.

Pas d'encensement. Juste des femmes belles par leur engagement.

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Pas d'encensement. Juste des femmes belles par leur engagement. -

Première traite en solo pour Lauriane.
La femme témoigne d’une installation facile.
“On a eu le cul bordé de nouilles”. Elle rit.
C’est sa réalité. Leur réalité, à elle et à sa compagne-collègue.
Un constat partagé ? On aimerait.

Paysâmes, c’est ça : croiser les regards.
Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc.

la genèse de paysâmes

raconter celles dont j’ai été.
Parce que raccrocher les bottes devient vital. parfois.

10 ans de vie paysanne, le combat pour les terres, le "non-choix" du départ. Les années ont coulé. Et l’envie de raconter la Terre - et les femmes qui l’ont épousé - à émerger.

Le cœur meurtri mais nourri par 10 années de paysannerie ou d’agriculture (c’est selon), j'ai choisi de mettre mes images et mes mots au service de celles qui suent dans les champs pour nous donner le meilleur.

J'ai pris mon sac de 'poltretoerez-kelaouerez' (photographe-reporter*) pour retourner aux champs, immortaliser ces faisous.

  • Le matriarcat breton est un mythe. Le monde paysan reste empreint de misogynie.

    - Anne Guillou, sociologue, spécialiste du matriarcat breton.
    Interrogée pour le Complémenterre du livre.

  • C’est puissant, c’est beau, ça pique. Poétique et politique.

    Jérôme Cadet, France Inter

  • Images magnifiques. Evite remarquablement le piège du romantisme.

    - La Décroissance

et puis ?

  • Le livre dédié aux Hommes de la Terre. (Pas de jaloux et plus sérieusement, un opus complémenterre qui aborde d’autres sujets agricoles : la maladie pro, l’urbanisation, le goût de la mécanique mâle et l’endettement comme conséquence, …).

  • Le tome Paysâmes II est en cours d’écriture. Sa sortie ? un jour. Quand les conditions seront réunies. Ce ne sont pas sujets qui manquent mais les moyens humains et techniques. Faire du livre “coûte”.

  • Plus de 100 causeries au compteur, et toujours la même envie d'échanger.

    Que ce soit dans une bibliothèque, un lycée agricole, un festival ou une grange, je viens partager mon expérience de terrain et ma démarche d'autrice. On y parle de la place des femmes (et des hommes), de la réalité paysanne, et de ce besoin viscéral de raconter la vraie vie terrienne.

    Vous souhaitez organiser une rencontre ? Je me déplace là où les mots ont besoin de résonner.

    Me contacter pour une causerie

  • Porter le témoignage de Paysâmes hors des pages du livre.

    Cette exposition est une proposition exigeante : ici, pas d’images d’Épinal ni de romantisme de façade. Ce sont des portraits de vie, bruts et vibrants, tirés avec soin pour rendre justice à l’engagement de ces femmes.

    Une installation qui a du sens. L’exposition est disponible à la location pour les lieux qui souhaitent offrir un regard authentique et sans fard sur le monde paysan.
    C'est un outil de médiation puissant, témoin de l’époque, conçu pour susciter la réflexion, voire le débat et l’émotion.

    Conditions et fiche technique sur demande.

    Se renseigner sur l'exposition

  • Après avoir arpenté la Bretagne avec Paysâmes et Paysômes (lors des causeries, ou des expositions), je poursuis ma quête avec un nouveau projet de fond : Je te dis M.

    C’est Mon grand chantier actuel. Une plongée dans l’intime, pour raconter à travers mon parcours, des sujets sensibles, délicats dont les violences dites “invisibles”.

    Le fruit mûrit. Pour suivre le projet et découvrir, c’est en page dédiée (elle sera mise en ligne sous peu). La patience se cultive.