A la ferme, tout le monde s'y colle. Les copains, les gamins des voisins. Ca bosse dur et dans les rires de la jeunesse. 
Le chantier de récolte  a dû être reporté. "Depuis le Covid, ça a changé." Moins de solidarité ? Ou contexte de défiance (vis-à-vis du bio) ?

paysômes

regard d’une femme (ex-paysanne) sur les hommes de la terre

Ce livre et une œuvre de générosité à remettre entre toutes les mains.
Une graine à planter dans les sillons de notre conscience. […]

Marc Chaubaron
Poète et préfaceur de Paysômes.

dire les hommes après les femmes

Pourquoi Paysômes, pourquoi encore un livre racontant les hommes ? Simplement parce que ce sont des hommes qui m’ont donné le goût de la terre. Parce que je suis mère de 2 garçons.

Après avoir été à la rencontre des femmes pour Paysâmes, je me suis demandée : écrire, quoi, qui ? comment ? Raconter d’autres femmes ? Oui. Mais je n’avais pas envie de voir mon propos réduit à une seule dimension féministe et de (me) voir emprisonnée dans une case trop réductrice. A bon entendeur. 

15 hommes épris de terre

Plus on a de certitudes, plus on est con.

Marc, ex-éleveur, « vieux, et content d’être vieux »

je parle pas de la maladie. Les gars, y comprennent pas.

Fernand*, éleveur, atteint d’un cancer de la moëlle.
L’origine agricole de la maladie a pu être prouvée. Une “chance” pour lui.

9 reportages
photo

Thomas, paysan herboriste, en zone littorale, installé sur un terrain municipal

Thibaut et David, un duo de maraîchers, papas, qui veut du revenu

Olivier et Vincent, paysans-boulangers en presque ville, pas associés mais salarié l’un de l’autre

Jean-Luc, maraîcher, éleveur de biches, sur une ferme de 3 associés ouverte au monde

Philippe, éleveur, vaches laitières, une des dernières fermes d’une très grande ville

Jean-Pierre, ex-maraîcher, toujours animateur (d’ateliers mécaniques)

Florian, chevrier, paysan-boulanger, très esthétisant et très questionnant

Alex, éleveur, associé depuis toujours, et planteur d’arbres

Guénolé, en cours d’installation en chèvre

5 rencontres
CROQUEES

avec des ex-paysans ou des hommes entre 2 carrières

René, ex-paysan maraîcher, engagé dans les asso partout, écolo et soucieux d’installer des jeunes

Thierry, berger en Alpilles et réalisateur

Marc, ex-éleveur, qui a tracté à l’animale et comédien, très interrogatif sur le genre

Etienne, éleveur brebis, chèvres, vaches et fromager, qui a vécu une expropriation

Fernand*, éleveur, lait, rencontré pour évoquer (ente autres) la maladie professionnelle

+ Bertrand*, éleveur en conventionnel (son témoignage émaille le Complémenterre)

*sous couvert d’anonymat

Pas d'encensement. Des hommes. Le goût des bêtes.

Pas d'encensement. Des hommes. Le goût des bêtes.

Elévage de biches dans le Morbihan.
De quoi surprendre.

Une diversification - voulue, nécessaire - dans les années 1980. Le cochon payait plus. Fallait trouver des solutions.
L’élevage exotique - biche, kangourou, émeu - s’est planté en Bretagne.
40 ans plus tard, le troupeau gambade toujours.

le complémenterre

Entre sémantique et actualités, il me paraissait essentiel de compléter les reportages par un contenu plus distancié et factuel, comme cette carte des unités de méthanisation en région. Ou un regrad de formatrice, dont le métier a largement évolue ces dernières années.

C’est l’objet du Complementerre.
A son menu : un condensé de l’histoire agricole française et bretonne.
Des chiffres, des stats, des regards…

Sébastien Chauvel
« fils de », reconverti en histoire, pour sa plus grande joie. Etre prédestiné à un métier, le poids que portent trop de jeunes garçons “fils de”.
Anne Guillou
sociologue, spécialiste de la vie rurale, qui témoigne de la place des femmes et donc des hommes. Misogynie agricole ? Assurément.
Yolande Landais
ex-animatrice à la Chambre d’agriculture 56, qui raconte l’évolution de l’agriculture miséreuse aux années glorieuses.
Jean-Michel Sourriceau
chercheur, Cirad, pour aborder le coûts des “externalités” et les nouvelles rentes - celles des loueurs.
Rémi Mer
consultant, spécialiste de l’agriculture, qui évoque son ouvrage et l’importance des femmes dans l’évolution (nécessaire) de l’agriculture
Francette Bilcot
formatrice, qui forme des bio et des conventionnels. Qui encourage l’autonomie sur les fermes. Seule clé de salut ?
Guy Laluc
journaliste, à la langue vive, qui évoque la rudesse d’un monde agricole, ses victimes, et dit la fin d’un mythe
Michel Besnard
bénévole, collectif des victimes des pesticides. Il évoque la maladie pro - les manques de la sécu agricole.
René Louail
ex-porte-parole de la Confédération Paysanne, élu européen. Aller voir le monde. Aller voir les conséquences de notre “modèle”. Cela humaniserait.
Gilles Auffret
ex-éleveur, bénévole, qui accompagne les paysan.nes en difficulté. Et s’en désole. Responsable ? Il se sent un peu responsable, oui.

  • On voit arriver dans les associations de solidarité des jeunes, des femmes. Moi, je me sens responsable.

    Gilles Aufret, ex-éleveur et bénévole

  • Nous, on voulait semer des paysans heureux.

    Gilles Aufret, éleveur de toujours, et paysan qui a été “heureux”

  • Il y a cette colère divine Gorgée d’averses et de tempêtes Déferlant sur les fils de terre Héritiers des campagnes et labours

    - Yann Morel
    Extrait de Manhattan Breizh
    texte écrit tout spécialement pour Paysômes.

et puis encore ?

  • Paysômes est né d’un sentiment d’inachevé après Paysâmes.
    Suite à des dizaines de causeries, d'interventions en milieu scolaire ou en librairies, une évidence s'est confirmée : il restait encore des choses à dire, des silences à briser.

    Comme cette femme qui me confiait un jour la maladie de son mari, agriculteur : « Il faut raconter ! ».
    Paysômes, c'est ma réponse à cette femme, entre autres.

  • C’est bien plus que cela.
    C’est un travail de fond qui mêle l'intime et l'universel.
    Pour ce projet, je me suis attaquée à un volet historico-sociologique (la partie Complémenterre). Entretiens condensés, bibliographies compulsées, recherches bibliographiques...
    L’idée ? Etayer le propos et mettre en perspective les petites et la grande Histoire.

  • Un livre, pour moi, se regarde autant qu'il se lit.
    Le maquattage est un travail exigeant que je mène avec passion - même si parfois je me suis demandée pourquoi j’en faisais “autant” ;-)
    Bref. Je veux rendre hommage aux gens de la Terre.
    Exigence donc :

    • sur le choix des images Le choix des i mages n’est pas seulement guidé par l’envie d’être vraie, mais aussi par l’équilibre dans la construction du livre.

    • sur le maquettage, très personnel, mêlant images, croquis, textes poétiques et reportage. Je la réalise moi-même avec une exigence extrême.
      Choisir le papier, régler les blancs, s'assurer que le texte "respire" à côté de l'image... C’est un travail d'orfèvre. Mais important pour que l'objet livre soit à la hauteur de la parole qu'il transporte.

  • Réaliser un tel ouvrage représente grosso-modo 1 an de travail.
    Des dizaines d’entretiens, de la recherche, les déplacements, … la rédaction, le maquettage.

    Ce temps est nécessaire pour revenir à l’essentiel. Remanier. Ingurgiter les échanges, prendre de la distance, …

    L’idée ? Offrir un livre exigeant.
    Un contenu qui ne soit pas seulement celui d'une observatrice, mais celui d'une femme engagée qui 'assume' sa vision et donne à comprendre en vulgarisant sur des sujets souvent complexes voire incompréhensibles aux ”non-paysans”.

    (La question m’est souvent posée : je me permettais de l’aborder ici. Alors, si vous voulez soutenir la démarche : une chose à faire, achetez le livre ou en parler autour de vous).

  • Plusieurs projets en lien avec Paysâmes et Paysômes sont dans les tuyaux :

    • Le tome Paysâmes II, en cours d’écriture au gré des déplacements.

    • Le podcast On sème, avec du contenu + (interview, lectures, réflexions, …). Le projet avance à son rythme, doux.

    • Je te dis M.

  • Plus de 100 causeries au compteur, et toujours la même envie d'échanger.

    Que ce soit dans une bibliothèque, un lycée agricole, un festival ou une grange, je viens partager mon expérience de terrain et ma démarche d'autrice. On y parle de la place des femmes (et des hommes), de la réalité paysanne, et de ce besoin viscéral de raconter la vraie vie terrienne.

    Vous souhaitez organiser une rencontre ? Je me déplace là où les mots ont besoin de résonner.

    Me contacter pour une causerie

  • Oui : il m’importe de porter le témoignage de Paysômes hors des murs des pages !

    Cette exposition est une proposition à l’image du livre : ici, pas d’images d’Épinal ni de romantisme de façade.
    Ce sont des portraits de vie, bruts et vibrants, tirés avec soin pour rendre justice à l’engagement de ces hommes - et des ces femmes (elles sont elles aussi très présentes dans cette exposition masculine).

    Une installation qui a du sens. L’exposition est disponible à la location pour les lieux qui souhaitent offrir un regard authentique et sans fard sur le monde paysan.
    C'est un outil de médiation puissant, témoin de l’époque, conçu pour susciter la réflexion, voire le débat et l’émotion.

    Conditions et fiche technique sur demande.

    Se renseigner sur l'exposition