Pourquoi j’ai mangé du Lion (et envoyé valser mon usine à gaz numérique)
On ne va pas se mentir : entre vous et moi, la technique, c’est parfois n’importe quoi. N’importe quoi.
Alors, là, vois-tu, il y a 15 ans, je me lançais — entre deux récoltes de poireaux et la réno de la ferme — dans mon premier site d’artiste-autrice. Eh eh ! Je commençais la rédaction de ce site sur les conseils de ma future ex-éditrice, simplement : sur une plateforme en ligne.
Cela me satisfaisait pleinement jusqu’au jour où... Jusqu’au jour où j’ai pensé vendre du “téléchargement”.
J’avais toujours envisagé ce possible sauf que mon site ne le permettait pas et que là, ça devenait urgent. (Paysâmes était presque épuisé.)
Je voulais, pourquoi pas, mettre en place un "tunnel de vente", comme tous les ultrabrightés des réseaux le vantaient.
“Oui, mettez en place un tunnel de vente !”
Ah bah. Pour un tunnel, ce fut un tunnel. Pas fléché, assumrément.
Alors, tu te presses pour wordpress ?
Ajouté à cela l’envie de renouvellement (car j’avais appelé mon site web de mes prénoms et noms et je trouvais ça trop égotiste) et je me lançais dans l’aventure Wordpress.
Me voilà partie me former — dans ce lieu censé former les artisans (ah, oui, ça on en reparlera une autre fois. Je suis artisane “légalement”).
C’était il y a 2 ans. (Je patientais depuis des années pour aller me former en vrai, en mieux, au e-commerce).
Me voilà à ladite formation, bien remontée... et je me lance dans l'aventure du site génial dont “tout le monde” me vantait les mérites. Enfin, surtout la formatrice.
5 jours de formation assez lourdingues à paramétrer 153 boutons. 3 pour la e-boutik (c’est la formation d’après).
6 mois de contenu mis en ligne très, très laborieusement (car j’aime produire du contenu).
Au bout du tunnel (ce que j’ai vécu comme tel) ? Une visibilité encore plus “naze” qu’avec mon “petit” site de rien mais qui remplissait son office. (Ah bah, quel tunnel de vente.)
suspension de votre site web
Et là, il n’y a pas une semaine. Le pompon ! (Permettez, même si c'est assez litotique !).
Un renouvellement de l’hébergement qui passe à l’as dans mes mails (oui, quand je crée, je m’isole) et paf, site web coupé, suspendu. (J’avoue, j’ai un peu traîné mais j’adoooore tellement créer). Donc plus de mail pro... Génial.
Paiement en urgence donc de la facture hébergement, pour une somme qui a presque fait x2 en 1 an.
Et pis de nouveau les mails, ouais…
Et là, avant-hier : tout bloqué après la 15e remise à jour des plugings. '(Aggg ! je vais devenir folle !)
Des plantades. Un rendu nul à l'écran ou pour le moins très, très moyen.
Tout ça pour quoi ? Non, si, non : j'ai pas honte. 5 commandes en 2 ans et des relations déjà acquises !
5 ventes là où j'avais vendu des dizaines de livres avec mon tout petit site rikiki.
Mais d'où que ça vient le problème ? Moi, nulle ? Mais bordel, ce site WordPress, on dirait un cockpit d'avion dans Mission Impossible 15. Outre que je ne m'arrache pas les cheveux (que j'ai assez peu denses), j'ai failli bouffer mon chapeau 54 fois.
On va arrêter les frais, non ?
Tant pis. La théorie des coûts irrécupérables, c’est ça : mon frère me l’avait expliqué. Il faut accepter d’arrêter un projet, même si on a injecté du temps et de l’argent. Tant pis. Car ce serait en perdre encore et toujours et là, franchement, ce n’est plus tenable.
Il est temps de revenir à mes essentiels : vous. Les ventes en vrai. Le vrai, quoi !)
L’envie : Retrouver du temps et la liberté.
Après ce mois de décembre extra à Locronan, où je crois que j'ai mangé du Lion pour longtemps, eh bien, j'ai décidé d'arrêter les frais. De faire des choix - courageux, je ne sais, mais des choix.
Exit le site WordPress. Exit l'usine à gaz. On va revenir à la simplicité.
On va prendre un site chez un prestataire-mécano, moi je vais "juste" piloter ledit site et remplir ma Boutik de mes vrais produits que je vous inviterai à venir voir en vrai. (Ehehehe. Ca c’est réjouissant.)
Donc, tout ça pour en arriver où ? Eh bien, à plusieurs choses.
1/ Bienvenue ici, sur ce nouveau site.
C'est mon "chez-moi" numérique.
Alors, ça se pilote pas mal du tout. Bel objet extérieur. Bref. La mémère est contente.
Le ton, lui aussi, change. Si la femme reste la même, je tenais à vous faire savoir que la Lionne a retrouvé ses forces (on en reparlera aussi).
2/ Il y a matière à faire plusieurs remarques de fond sur le fonctionnement des formations pro.
Je compte écrire plusieurs articles pour partager. 10 ans de vie d’autrice-artiste-artisane, autant dire que j’ai essuyé quelques plâtres et que dans la continuité de mon travail (c’est le cœur de Paysâmes),
Merci donc de me suivre ici.
C’est direct : On se parle, on échange.
Si vous voulez d’ailleurs recevoir la lettre d'info, c’est en bas. (Ca faisait 2 ans qu'elle poireautait faute de simplicité, à cause des spams, etc. etc.) Là, ça a été configuré en 2 minutes chrono. (Non mais je rêve !)
C’est honnête : Ici, on reste sur de l'achat à une vraie personne. Il n'y a pas de stock caché, d'urgence à acheter. Mais des lots surprises composés avec le cœur.
C’est local, transparent et cohérent tant que possible.
Ce qui change pour vous (et pour ma santé mentale)
Dans cette nouvelle e-Boutik, et sur le site également, j'ai fait des choix radicaux pour préserver mon temps de création :
Fini le détail chirurgical (genre une carte éditée, certes jolie mais rangée dans la dernière caisse derrière le stock de livres — car oui, je stocke chez moi les créations).
Désormais, c'est "Surprise surprise" et tadam ! Et si vous voulez tout choisir, c'est rendez-vous sur un salon.Le Sur-mesure : Pour mes milliers d'images, on se parle en vrai. On crée ensemble votre tirage ou votre abat-jour.
Contenu : Eh bien, il sera plus limité sur les réseaux. Ce sera rdv ici-même et puis, j’y compte, sur le podcast. Maintenant que j’ai du temps dégagé pour mes essentiels, je vais m’y atteler.
L'Atelier : quant à lui, sa création s’achève. Ici, merci énorme à mes hommes. Mes garçons, mon compagnon, qui ont participé à ce long chantier familial pour avoir une maman heureuse et sereine (ahahah).
C'est génial : je vais enfin pouvoir vous recevoir sur rendez-vous et y organiser des ateliers-formations.
Oui, ce sera rdv sur rendez-vous, car la création, c'est aussi du temps et de ça, je ne vais plus jamais en rougir. Ou le sous-estimer. (Je vous raconterai dans un prochain article pourquoi j'ai failli craquer il y a un an. Là, je vais profiter et aller boire un pot.)
En résumé
Passer 6 mois à faire un site bancal pour finalement en refaire un autre en quelques jours ? Ce n'est pas un échec. C'est une leçon de sobriété éditoriale et de résilience (aggg, je déteste ce mot trop usé).
Pour fêter ça, j’ouvre la boutik en proposant un grand Vide-atelier. L’occasion de faire de la place dans mes cartons et de remplir la tréso pour les futurs projets. Allez y jeter un œil, Vous verrez.
J’espère, si les miens y consentent, vous proposer des ventes privées dans mon chez-moi. D’ici-là, qui aime mon boulot me suive.
Avec toute mon attention, voire mon amitié (si vous l'acceptez).
Johanne

